Lettre au rédacteur
Les années 2005 et 2006 verront au moins 11 pays organiser des referendums sur le projet de Constitution européenne.
En tant que responsables de la campagne européenne du Non, nous considérons essentiel que l'éventuelle ratification de ce texte soit l'occasion d'un large débat en Europe. Aussi et à l'aube de cette nouvelle année 2005, nous voulons émettre trois voeux :
Tout d'abord, nous souhaitons que tous les Etats membres reconnaissent le fait qu'une écrasante majorité de leurs citoyens veut légitimement avoir le dernier mot sur ce texte et qu'ainsi, tous organisent des référendums.
Notre second voeu est que durant ces différentes campagnes référendaires, les pouvoirs publics nationaux et locaux, offrent toutes les garanties d'une réelle égalité en terme d'accès aux médias et aux financements publics, entre le camp du "Oui" et celui du "Non".
Troisièmement, nous demandons aux gouvernements qu'ils acceptent le résultat de chaque référendum et respectent les principes du droit international en application desquels un seul « Non » signifie le rejet pur et simple de la Constitution européenne.
L'Europe est à un carrefour de son Histoire, les peuples n'ont jamais montré si peu de confiance à l'égard des institutions européennes. Nous pensons qu'entre vingt-cinq peuples, il est dangereux de dresser une "Constitution", d'autant plus si elle celle-ci n'est pas révisable.
Ce serait une erreur fatale pour les eurocrates qui croient détenir la vérité, que de continuer à agir dans le dos des peuples, pour une intégration toujours plus étroite et irréversible, sans un mandat fondamental des peuples européens.
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